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Belgique - Burkina Faso

SANTE – Le Centre d’optique de la Chaîne de Solidarité pour la Santé et l’Education de Ouagadougou – Janvier 2021

Dans des précédents articles de notre association, nous avons fait largement écho de l’évolution du projet « optique et lunetterie » que nous menons depuis deux ans avec nos partenaires belges et burkinabés.

En décembre 2020, le Centre d’Optique de la Chaîne de Solidarité pour la Santé et l’Education (CSSE) ouvrait ses portes en son siège du quartier de Pissy à Ouagadougou.

Depuis lors, ce nouveau service est venu s’ajouter aux nombreuses prestations de santé que dispense la CSSE, non seulement dans ses locaux de la capitale du Burkina Faso, mais également dans tout le pays avec, notamment, l’organisation de visites médicales scolaires, comme dans le village de Pissi.

Les deux membres de notre association en mission au Burkina Faso en janvier et février 2021 ont pu se rendre compte du bon fonctionnement de ce nouvel outil de santé et nous en ont rapporté quelques échos.

 

Affiche réalisée à l'initiative de la Chaîne de Solidarité pour la Santé et l'Education à l'occasion de l'overture du centre d'optique à Ouagadougou
Philippe Hervé et Abou, les opticiens de la CSSE
En 2020, toutes les activités humaines ont été perturbées fortement par l’épidémie de coronavirus partout sur la planète.  Nos projets n’ont pas été épargnés : il y a eu  des retards dans leur mise en œuvre. Malgré cela, le projet « optique et lunetterie », qui avait germé en novembre 2018, est opérationnel depuis l’ouverture du Centre d’Optique de la CSSE à Ouagadougou, en décembre 2020.

Il a fallu rassembler les différents partenaires compétents pour mettre ce projet en œuvre, tant en matière de financement et de formation que de transport et d’équipement.

Embarqué au port d’Anvers en juin 2020, tout le matériel spécifique à l’optique et lunetterie est enfin arrivé  (en parfait état), en novembre, au siège de la CSSE à Ouagadougou. En l’attendant, Abou Kam et Philippe Hervé Da Winntouo, les deux Burkinabés qui avaient été formés à l’optique en janvier et février 2020, en Belgique, ont aménagé les locaux du Centre d’Optique,  non sans une certaine impatience de pouvoir commencer à travailler.

Ils ont été très fiers de pouvoir faire visiter le Centre d’Optique à Paul Calus, le président de BNCI; ce dernier a été très heureux de voir avec quelle ingéniosité et quel soin l’équipement du centre a été réalisé; il a aussi pu constater que la motivation de nos deux amis et de toute l’équipe de la CSSE était très vive pour cette nouvelle activité de santé à caractère social promise à un bel avenir.








Les locaux destinés à l’activité optique et lunetterie au siège de la CSSE ont été remis à neuf;  un mobilier a été fabriqué sur les indications d’Abou et de Philippe Hervé de retour de leur formation en Belgique; les raccordements des différents appareils ont aussi été prévus et positionnés au moyen de réglettes murales.

 

La meuleuse, appareil indispensable pour la taille des verres, en plus d’un raccordement à l’électricité, nécessite un raccordement à l’eau; comme il n’y a pas de réseau de distribution d’eau, ni de système d’égouttage dans le quartier de Pissy à Ouagadougou, nos amis burkinabés ont fait preuve d’imagination pour solutionner ce problème de manière efficace et discrète.
 
L’ordinateur remis par Optique Point de Mire au deux opticiens burkinabés contient le logiciel du suivi optique des patients (identique à celui qui est utilisé dans les boutiques en Belgique); Abou et Philippe Hervé ont appris à bien le maîtriser.

 

Toutes les fournitures neuves, montures et verres,  ont trouvé leur place; les lunettes usagées récoltées en Belgique ont aussi été répertoriées et classées suivant les catégories.

 

Avec l’équipement du Centre d’Optique au siège de la CSSE, à Ouagadougou, et la formation qu’ont reçue les deux opticiens burkinabés, toutes les conditions sont réunies pour offrir un service de santé de qualité tout en ne perdant pas de vue le caractère social qui sous-tend l’ensemble du projet.
Nous n’en sommes bien sûr encore qu’au début et si toutes les cartes sont maintenant dans les mains de l’équipe de la CSSE, il y a tout l’aspect communication à envisager :  il faut faire connaître ce service à la population, établir un horaire, des tarifs, etc.
L’aspect gestion est aussi à examiner avec le plus grand soin afin d’ajuster au mieux l’équilibre financier indispensable pour que les recettes puissent couvrir la rétribution des opticiens, l’entretien du matériel et des locaux, le renouvellement des fournitures et la constitution d’une réserve pour des développements futurs de ce service d’optique (matériel, formations, etc).
Les deux opticiens de la CSSE, à l’issue de leur formation en Belgique, ont convenu de rester en contact avec leurs formateurs d’Optique Point de Mire, Pierre Wauters et Stéphane Boremans, qui pourront ainsi les dépanner, les conseiller ou leur fournir des informations en « distantiel » comme ont dit maintenant.
Pour ce qui concerne BNCI, nous continuerons à être attentifs au développement de ce nouveau service de santé, à le soutenir et à le réapprovisionner en verres et en montures lors de nos missions futures au Burkina Faso, en attendant que la CSSE trouve le moyen de réassortir son stock de fournitures via ses propres filières.
 
Il nous importe aussi que soit mis en œuvre de façon systématique le deuxième volet de ce projet d’optique et lunetterie (qui en était d’ailleurs le point de départ). Il partait du constat, il y a un peu plus de deux ans, de l’impossibilité pour les familles vivant en brousse d’avoir accès à des examens ophtalmologiques et des services d’optique. Par conséquent, les déficiences visuelles constatées chez les enfants lors des visites médicales scolaires n’étaient pas traitées : pas de correction de leur vue au moyen de lunettes adaptées … et pas non plus de meilleures conditions pour suivre leur scolarité.
C’était l’idée du Dr Amadou Ouattara, ophtalmologue à la CSSE, qui proposait d’adjoindre une équipe « optique » aux médecins réalisant les visites médicales scolaires des enfants et adolescents en milieu rural, c’est-à-dire une équipe compétente en ophtalmologie et optique, munie du matériel nécessaire pour affiner les examens et apporter les solutions nécessaires par la confection de lunettes adaptées.
                                                        A suivre…
 
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